Jeffrey est assis à son bureau. Dans le corridor, c’est la folie, toute la gestion du centre est en panique, tout le monde s’active, mais pas lui. Son patron a été clair auprès des autorités canadiennes, ne pas perdre son temps avec Jeffrey. La GRC à tout de même fait son examen de routine à son bureau, il les regardait avec le sourire, d’un calme imperturbable, deux où trois questions, l’enquêteur à vite plier bagage et compris qu’il n’avait rien à faire ici. Jeffrey est seul à son bureau, c’est peut-être d’ailleurs le seul bureau qui n’est pas de la gestion où on trouve un chercheur seul. Il a toujours été chercheur, il a toujours été seul. Ses recherches, personne ne s’en intéresse, ses collègues se moquent un peu de lui, chercheur sur les cancers, sur l’ADN humain, le clonage, en fait des trucs qui n’intéressent pas Jeffrey de toute façon. Ce dernier est assis à son bureau, depuis quelques jours il a terminé son travail, il avait besoin d’un peu de temps, d’un peu d’espace pour lui. Maitenant, il savoure doucement sa victoire. Sur son bureau, de grands schémas, des mots dans tous les sens, des mots et des flèches, comme sur son tableau noir. Jeffrey n’utilise pas l’informatique pour faire ses recherches et c’est maintenant lui qui se fout de la gueule de ses collègues. Il est assis dans son bureau parce que son grand-père l’a fait rentrer là, parce qu’il en continue les recherches, parce que son grand-père a mis beaucoup d’argent dans le centre de recherche, parce que cette condition était qu’on emploie son petit fils pour continuer ses recherches. Il y a deux semaines, Jeffrey a trouvé enfin la réponse à tout. À trente-cinq ans enfin, seulement dix ans après avoir commencé les recherches, seulement 5 après la mort de son grand-père. Dans ses habitudes, il termine sa journée au petit café près de chez lui pour s’instruire des nouveautés culturelles avec un bon café. Il y a deux semaines, il a mis ses lectures de côté, même si la pièce semblait vraiment intéressante, il aurait le temps d’y revenir. Il n’y est jamais retourné. Une petite femme magnifique se tenant devant lui, il ne pouvait pas continuer à lire. Une peau de porcelaine, les cheveux charbon, comme dans ses rêves. Il comprit à cet instant ce qu’étais le coup de foudre, l’élément qui manquait à ses recherches sur l’amour. Il allait enfin pouvoir terminer ce que son grand-père avait commencé plus de cinquante ans avant, à la mort de sa femme. Depuis deux semaines, il finalise les derniers paramètres qui gère cette recette d’amour, comment le provoquer, le prolonger, le faire durée. Il est capable de faire cela, tout en maintenant sa nouvelle relation avec Ming, l’amour de sa vie, celle à qui il pourrait tout donné. Il sait aussi que la recette qu’il vient de terminer est dangereuse pour l’humanité, il est fier et un peu paranoïaque par rapport à ses collègues maintenant, qui a vu sa nouvelle copine quand il l’a fait visiter où il travaillait. Il est prêt à tout pour Ming, son moindre caprice lui est accordé, les yeux fermés, au nom de l’amour. Elle est si bonne pour lui, même cette fois où il attrapa cette vilaine grippe qui le cloua au lit, en pleine rédaction de ses découvertes. Ming lui proposa gentiment d’aller chercher ses papiers à son travail le matin très tôt, elle voulait qu’il termine, il lui donnait tous les accès pour qu’elle puisse y aller, elle connaissait maintenant l’endroit. Il l’aime et lui fait confiance. Il sait que ce n’est pas ses recherches que les Chinois ont dérobées.
Défi du jour: Ce que les chinois ont dérobé du centre de recherche canadien
[…] Lui Elle 2014-07-30: Ce que les chinois ont dérobé du centre de recherche canadien Lui Elle 2014-07-31: Jour de paye Lui Elle 2014-08-01: Texte d’au moins 400 mots. Toutes les […]
L’histoire du gars qui a inventé la recette du polyamour, j’aime ça. 🙂